Les migration de rapaces dans les Pyrénées

Le col du Soulor est un endroit privilégié d’observation des migrations des rapaces.

Les ornithologues appellent cela un « spot ».
Au col du Soulor, on voit les oiseaux arriver de loin, qui tournoient puis s’engouffrent dans la vallée de Tech, cap sur l’Espagne.

Les migrateurs en provenance du nord de l’Europe ont déjà quelques milliers de Km dans les ailes (à défaut de les avoir dans les pattes). Alors, les Pyrénées se dressent devant eux comme une barrière. Il leur faut passer coûte que coûte.
L’idéal est de trouver une vallée Nord sud, pas trop élevée en altitude, et située à un étranglement de la chaîne.

Le Val d’Azun réunit toutes ces caractéristiques.

De tous les migrateurs, les rapaces affectionnent particulièrement cette route.

Les conditions aérologiques du Val d’Azun leur sont particulièrement favorables.
Ne pratiquant pas ou peu le vol battu, ils cherchent des courants d’air chaud ascendants leur permettant de s’élever le plus possible dans le ciel jusqu’à parfois disparaître de la vue. Puis, ils se laissent glisser jusqu’à la prochaine « pompe ». De la sorte, ils peuvent parcourir jusqu’à 150 Km par jour.
Les oiseaux pratiquant le vol battu comme la palombe passent plus vers l’ouest, où les Pyrénées sont plus basses.

Les passages de bondrées apivores sont de loin les plus importants et les plus impressionnants.

Pour les non-initiés, la confusion avec la buse est fréquente. La bondrée est strictement insectivore. Dés la fin juillet, elles commencent à partir, généralement en groupe. Les ornithologues présents sur le spot du Soulor en comptabilisent plusieurs milliers. Les passages ne sont pas réguliers. Certains jours fastes appelés « rush », on peut en voir jusqu’à 2500. Le spectacle de ces rapaces tournoyant au-dessus des têtes n’est pas sans évoquer avec quelques inquiétudes le film « Les oiseaux » d’Alfred Hitchcock.

Les bondrées apivores ne sont pas les seules à apprécier les vertus aérologiques du Val d’Azun.

D’autres rapaces, en transit vers des climats plus sereins, utilisent aussi cette route.

Les plus notables sont  le Busard Saint Martin, le Busard des Roseaux, le Busard cendré, le Milan noir, le Milan royal, la Buse variable, le Faucon hobereau, l’Aigle botté, le Circaète et bien d’autres.
Les grands planeurs comme la cigogne blanche sont également observables.

Le spot du Soulor est ouvert au public. Tout l’été, des animateurs sont présents sur le site.
Ils sont postés au col même, sur un petit promontoire.
On peut aussi intégrer l’équipe des spoteurs.
Renseignements : 05 58 49 84 26

Par Gérard Caubet

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2 réflexions au sujet de « Les migration de rapaces dans les Pyrénées »

  1. Bonjour. Je poste ce message à tout hasard espérant trouver une réponse à mon énigme.
    J’habite un petit village près d’Oloron ste Marie (64) vers la vallée d’Aspe et ce matin j’ai vu des vols de centaines de rapaces (ressemblant à l’aigle et ce n’était pas des vautours). Ils évoluaient par groupes tournoyant puis reprenant une direction linéaire et cela à plusieurs reprises, leur vol étant dirigé sur un axe nord sud.
    Dans les Pyrénées je n’ai toujours observé que des aigles solitaires.
    Pourriez vous donner une explication à ce spectacle étrange.
    Merci

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