Les sommets des Pyrénées Orientales

Les Pyrénées Orientales (à ne pas confondre avec le département du même nom) commencent en Andorre pour se terminer les pieds dans l’eau dans la Méditerranée. C’est à Port-Vendres que se situe le point zéro du niveau des mers de la planète. Impossible d’aller plus bas sur terre.

La principauté d’Andorre est plus connue pour ses supermarchés en détaxe que pour le prestige des ses sommets. La chaîne andorrane ceinture la haute vallée du Valira et fait frontière avec la haute Ariège et la vallée d’Ax. Elle culmine à la Coma Pedrosa  qui frise les 3000 mètres sans les dépasser. (2942 seulement). En construisant le tombeau de Pyrène, ce grand fainéant d’Ulysse aurait pu faire un effort.

Il faut attendre le col de Puymorens pour que commencent véritablement les Pyrénées Orientales.

A l’ambiance sévère de haute montagne qui prévalait jusqu’alors avec les Pyrénées Centrales, succède une atmosphère plus lumineuse.

Le pic du Carlit règne sur le vaste bassin lacustre des Bouillouses parsemé de lacs et de pins à crochets. Russel disait de lui que « grâce à son isolement et à son altitude, il est l’un des plus beaux sommets des Pyrénées ». A ses pieds le lac de Lanoux est la plus grande étendue d’eau de toute la chaîne.

Au delà des Bouillouses, le GR10 ou la HRP doivent franchir une vaste étendue parsemée de villages et sillonnée de routes. Le train jaune également le traverse. C’est le plateau cerdan.

Train jaune de cerdagne

Train jaune de Cerdagne

Cette étonnante plaine d’altitude est la cicatrice d’un choc tectonique remontant à la naissance des Pyrénées.

On se croirait sorti de la montagne mais ce n’est qu’illusion. La montagne qui s’esquisse à l’est de Montlouis n’est autre que le massif du Canigou, l’olympe des catalans. Les superlatifs ne manquent pas et la beauté des paysages en fait une randonnée (et aussi une ascension) très prisée, voir celle que propose La Balaguère, le Tour du Canigou. Les anciens ont cru très longtemps qu’il était le point culminant des Pyrénées. La vue du sommet est somptueuse. Elle s’entend à l’infini des plaines du Roussillon à la côte vermeille.

Vue depuis le sommet du Canigou

Vue depuis le sommet du Canigou

Au pied du Canigou, s’étend le modeste chaînon des Aspres. Il signifie littéralement « aride » en catalan. Tout un programme. A partir d’ici, nouveau changement d’ambiance. Chêne vert et chêne liège marquent par leur présence l’entrée dans le domaine méditerranéen.

Massif du Canigou

Massif du Canigou

Aux Aspres succèdent les Albères. Le col du Perthus les sépare. Hannibal et ses éléphants seraient passés par là. Au pic de Neulos, point culminant des Albères, les Pyrénées n’en sont pas finies pour autant. Elles plongent dans la mer dans un ultime sursaut au milieu des pieds de vigne.

Par Gérard Caubet

Découvrez toutes les randonnées dans les Pyrénées Orientales proposées par La Balaguère.

Related posts:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*