La raquette à neige : invention et utilisation

Elle semble avoir été inventée par les indiens d’Amérique et les lapons confrontés à la nécessité de se déplacer en hiver.

Ce sont les colons débarquant en Acadie en 1604 qui découvrent les curieux « souliers de neige » dont les Indiens sont chaussés.

Dame nature a t-elle soufflé l’inspiration à ses peuples du nord ?  Elle a « équipé » certains animaux de raquettes naturelles. Il en est ainsi du Lagopède alpin dont les pattes sont dotées de plumes pour l’empêcher de s’enfoncer.

lagopede alpin

Chez nous la raquette, n’a pas été utilisée par le montagnard.

L’hiver, le pyrénéen n’éprouve pas le besoin de se déplacer pour s’occuper de son troupeau. Vaches et brebis sont confortablement installées dans la grange jouxtant la maison.  L’homo pyrénaïcus reste donc au coin du feu en attendant que ça fonde.

La raquette à neige fait en France une arrivée timide. Seuls les chasseurs et l’armée en font usage. En 1906, on en trouve en vente sur le catalogue Manufrance.

La raquette à neige devient un sport d’hiver à part entière au tournant des années 90.

Randonnée en raquettes Hautacam

Randonnée en raquettes Hautacam ©O.Guix

Elle supplante le ski de fond jugé trop « casse gueule » en descente.
Son fulgurant succès tient à sa facilité. Comme il suffit de savoir marcher, elle prolonge naturellement la randonnée estivale.

Le principe de la raquette est simplissime.

L’augmentation de la surface portante empêche de s’enfoncer.
À ses débuts, l’outil est très rudimentaire. Il se résume à un simple cadre de bois tendu de ficelles sur lesquelles le pied est attaché.
Après être restée plusieurs siècles en l’état, la raquette a connu en 20 ans une sophistication rapide.
Elle a gagné en légèreté et résistance avec l’apparition de plastiques thermorésistants notamment au froid. La marche est facilitée par une plaque articulée sur laquelle est fixé le pied.

Par sécurité, il est conseillé de pratiquer la raquette sous la conduite d’un accompagnateur.

Par sa connaissance de la  montagne, il en déjoue les pièges dont en premier lieu les zones avalancheuses.

Autre avantage : il s’épuise seul à « faire la trace », pendant que ceux qui suivent ont tout loisir de respirer le bon air et de prendre des photos.

Pour satisfaire leur clientèle, les stations de ski proposent des pistes tracées et sécurisées, mais elles sont souvent payantes.

Par Gérard Caubet

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