Les Pyrénées béarnaises

Adossées à l’Aragon elles forment le tronçon de montagne qui va du pic d’Anie au pic Palas. Bien qu’aucun sommet ne dépasse les 3000 m, le randonneur se sent véritablement en haute montagne.

A l’ouest le pic Anie fait « frontière » avec le pays basque lesquels l’appellent Auñamendi, la montagne des chèvres.

Ce double patronyme donne à penser qu’autrefois la langue basque était parlée ici. C’est aussi ce qui laisse supposer la toponymie.

La vaste étendue calcaire qui entoure le pic d’Anie forme ce que les géologues nomment un karst ou lapiaz. Ici, on appelle cela des arres.

Le Pic d'Anie, lapiaz © Mme Berthe

Le Pic d’Anie, lapiaz © Mme Berthe

Les arres d’Anie sont considérées comme le plus vaste lapiaz d’Europe. Le randonneur doit veiller à ne pas y perdre son chemin. Sinon gare !

A l’autre bout des Pyrénées béarnaises, le Palas est plus haut sommet du département des Pyrénées atlantiques. Du haut de ses 2976m, il frise la cote 3000 sans toutefois la dépasser. Le sommet du Palas est peu fréquenté. Il est vrai qu’il ne présente aucune voie réellement facile. A ses pieds s’étale le lacs d’Artouste et son célèbre petit train. Il domine aussi le d’Arrémoulit dont l’accès est défendu par le célèbre passage d’Orteig.

Au sud l’Aragon court deux chaînes parallèles connues des spécialistes sous le terme de sierras extérieures. On y trouve de célèbres sommets comme le Visaurin et les Mallos de Riglos.

Au centre des Pyrénées béarnaises, un sommet se distingue par sa forme et son élégance.
Il s’agit du pic du midi d’Ossau, dont l’origine volcanique ne fait plus aucun doute.

Le tour du pic du midi d’Ossau est un grand classique de la randonnée.

C’est aussi une des premières réserves d’isards créée pour sauver l’espèce en voie de disparition.

Pic du Midi d'Ossau © Bernard Jamorski

Pic du Midi d’Ossau © Bernard Jamorski

Les montagnards purs et durs font commencer au pic d’Anie la traversée des Pyrénées devenue plus tard la haute route alias HRP. La Balaguère propose une traversée des Pyrénées à vélo.

Trois profonds sillons entaillent cette partie des montagnes. Ce sont les vallées de Barétous, d’Aspe et d’Ossau. Elles font partie intégrante du Parc National des Pyrénées.

Il y règne une intense activité pastorale remontant au néolithique.

En été, dans les pâturages l’écho renvoie à l’infini le tintement des sonnailles. Ne pas confondre avec des cloches.

Nombreuses sont les cabanes de berger. On y fabrique le top du fromage des Pyrénées, dont le plus renommé est celui d’estive. Les troupeaux composés de vaches et de brebis s’égayent en liberté.

Attention de ne pas importuner les brebis. En général un « Patou » veille sur elles comme au lait sur le feu.

Patou des Pyrénées © 2010 Don DeBold

Patou des Pyrénées © 2010 Don DeBold

Le tour de la vallée d’Aspe et d’Ossau est une des plus belle randonnée de la région. Elle offre au randonneur ce que les Pyrénées ont de meilleur sans toutefois exiger de lui d’énormes efforts.

L’hiver, quand la neige recouvre les sommets, a montagne est livrée à la pratique du ski et de la raquette.

Les trois stations de ski sont Gourette, Artouste et la Pierre-Saint-Martin.

Côté raquette Aneou est un des spots les plus fameux des Pyrénées.

Par Gérard Caubet

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