Meurtre crapuleux à la Brèche de Roland Gavarnie

Rassurons nous, il y prescription.

Les faits se sont déroulés en 1836.

Ils nous ont été rapportés par un jeune écrivain écossais de 24 ans, James Erskins Murray, dans son livre « Un été dans les Pyrénées ».
Ce jeune aristocrate effectuait son « Grand tour » dans nos montagnes, sorte de voyage initiatique de fin d’études en vogue à l’époque.

Au programme, un voyage de Toulouse à Pau en passant par Perpignan, la Cerdagne, l’Andorre, l’Ariège, le Val d’Aran et les montagnes de Bigorre.

Son périple le conduit à la Brèche de Roland.
Il est l’heure de déjeuner.

Brèche de Roland

Brèche de Roland © Carine Boitard

Il avise une grotte et décide de s’y rendre.

À peine installés, ses guides lui racontent un fait-divers tragique qui s’est déroulé ici même peu de temps auparavant.

Il s’agit d’un meurtre.
La victime est un espagnol dont l’histoire n’a pas retenu le nom.
On sait seulement qu’il était originaire d’un des villages en contrebas et qu’il se rendait à la foire annuelle de Gavarnie pour y acheter un mulet.

Ne trouvant aucune bête qui lui convienne, il quitte Gavarnie en début d’après-midi muni de la somme d’argent qu’il n’avait point dépensée.
Il eut l’imprudence d’en parler, pire de l’exhiber, nul ne sait !

Toujours est-il qu’il ne revint jamais dans son village natal.

Deux jours plus tard, des excursionnistes en visite à la Brèche de Roland découvrent dans cette même grotte une main humaine dépassant d’un amas de pierre comme dans un ultime appel au secours.
Son propriétaire n’était autre que notre homme !

Le combat dut être violent si l’on en veut pour preuve les tâches de sang maculant les parois de la grotte .

Les autorités françaises prévenues s’en sont lavé les mains.

Motif : la grotte est située en Espagne. Que la Guardia Civil en fasse son affaire !

Quant à James Erskins Murray, il décide d’aller déjeuner ailleurs.

Par Gérard Caubet

3 réflexions au sujet de « Meurtre crapuleux à la Brèche de Roland Gavarnie »

  1. Ce fait divers peut paraitre surprenant. Mais autrefois les montagnes n’étaient pas paisibles et pacifiées comme aujourd’hui. Dans ses mémoire, Russel raconte s’être fait attaquer au Cotiella par des bandits aragonais. Je ferai prochainement un article.

  2. BIGRE !!

    On doit être content de plus pouvoir grimper chez vous ??
    Mais avec la Balaguère et ses guides super,

    ON EST TOUJOURS EN SÉCURITÉ !!

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