Pyrénées, la singularité des paysages

Vues d’un satellite, les Pyrénées ont la forme d’un poisson dont la Catalogne serait la tête et le pays Basque la queue.

Les spécialistes aquacoles y verront même un gymnote reconnaissable sans coup férir par son absence de nageoire caudale.

Les Pyrénées sont nées de deux soulèvements successifs.
De la première chaîne, restent les granits de la zone dite axiale courant de l’Aneto au Balaïtous en passant par le Néouvielle, les Encantats et autres massifs granitiques. Quant aux roches rouges que l’on peut apercevoir en vallée d’Aspe, elles témoignent d’un climat très sec ayant sévit à l’aube des temps géologiques.
Les volcans de l’Ossau et de l’Anayet sont également très anciens.

Les Pyrénées actuelles vont naître de la collision des plaques ibérique et européenne.
Elles se soulèvent à plus de 5000 m et se couchent vers le sud. D’où leur dissymétrie. Leur épaisseur variant d’une trentaine de kms en France à une centaine en Espagne.

pano visaurin

L’érosion se met en route.

D’immenses quantités de débris arrachés aux Pyrénées sont transportées dans une mer peu profonde située en lieu et place de l’Ebre.
Quand l’Ebre se vide dans la Méditerranée, il abandonnera derrière lui les falaises détritiques de San Juan de la Peña, Mallos de Riglos et Vadiello.

La dernière glaciation, survenue il y a 12000 ans, n’affectera que la haute chaîne. Elle laissera derrière elle des vestiges de moraine, de nombreux lacs de verrou glaciaire. Les lacs d’Ayous, d’Arlet en sont de magnifiques exemples. Les glaciers ont également sculptés les arêtes en chenille de l’Aneto, du Néouvielle et des Encantats. Le profil en auge des vallées d’Ossau, de Luchon, d’Aure et d’Argeles est également des legs de l’époque glaciaire.

Par Gérard Caubet

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